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Vous connaissez la chanson…

Les éditions Albin Michel ont acquis pour leur département Albin Michel Imaginaire les droits du roman d’Estelle Faye, Widjigo (titre provisoire).

L’histoire

En 1793, Jean Verdier,  un jeune soldat de la République est envoyé avec son régiment sur les côtes de la Basse-Bretagne pour capturer un noble, Justinien de Salers, qui se cache dans une vieille forteresse en ruines en bord de mer. Alors que l’équipée tente de rejoindre le donjon ceint par les eaux, un coup de feu retentit et une voix intime à Jean d’entrer. A l’intérieur, le vieux noble passe un marché avec le jeune soldat : il acceptera de le suivre quand il lui aura conté son histoire. Celle d’un naufrage, sur l’île de Terre-Neuve, quarante ans plus tôt. Celle d’une lutte pour la survie dans une nature hostile et froide, où la solitude et la faim peuvent engendrer des monstres…

On a demandé à Estelle Faye « Pourquoi Terre-Neuve ? » Voilà sa réponse :

« L’océan a toujours été présent pour moi. J’ai des motifs maritimes tatoués sur un bras, et dans ma mémoire des heures entières passées sur les remparts d’un port, à imaginer des récits de voyage face à l’infini des flots gris-verts. J’ai une passion pour les époques où on voit changer le monde, s’élargir les horizons, sans nier leur cruauté ni leurs drames. Je me suis longtemps documentée sur le dix-huitième siècle des soulèvements et des révolutions, sur les luttes pour la survie et les enjeux politiques qui se nouaient et se dénouaient alors sur mer, quand les Terre-neuvas bretons, les mains dans le sel, le froid et les viscères de morue, réussissaient malgré eux à inquiéter la Couronne anglaise.

Je suis allée à Terre-Neuve, il y a deux ans, à la recherche de ce livre. J’y suis allée hors saison, dans un printemps noyé de bruine et de brume, pour mettre mes pas dans ceux de mes personnages, et découvrir ce que je ne trouvais pas depuis Paris. Les sensations, les impressions concrètes de ces forêts vastes et ombreuses, le sentiment de solitude sur ces sentiers boueux, tandis que le brouillard floute l’océan au loin, étouffe le bruit du ressac. Les branches nues et rouges des bouleaux s’élançant vers le ciel, le grésil qui vous mord la peau. La houle, sur les plages de sable gris, qui charrie des copeaux de glace.

J’ai pris l’unique bus qui traverse l’île une fois par jour, partant avant l’aube de Saint John’s, arrivant à la nuit à Port-aux-Basques. Alors que nous roulions vers l’ouest, l’hiver nous rattrapait, la glace s’avançait sur les lacs, les montagnes blanchissaient de neige.

Je suis allée chercher, aussi, l’Histoire vue depuis cette autre rive de l’Atlantique, les derniers siècles des Beothuks, les souvenirs de naufrages, et les condamnés politiques ou simples malchanceux envoyés par les puissants d’Europe s’échouer dans la nature hostile.

C’est là-bas, dans un carnet de notes à la couverture bleue pâle, que ce roman a commencé à prendre forme. C’est un roman d’horreur qui parle de la noirceur au cœur de l’être humain et de l’Histoire, c’est un roman de voyage qui parle de liberté et d’horizon, c’est un roman historique qui parle d’injustice et de révolte. Et toujours, bien sûr, d’océan. »

L’autrice

Actrice, scénariste et réalisatrice, Estelle Faye a écrit une dizaine de romans pour adultes et pour la jeunesse. Elle a reçu le Prix Elbakin et le Prix Imaginales pour Thya (La Voie des oracles, T1) ; le prix Elbakin pour Porcelaine ; les prix Bob Morane et Rosny Aîné pour son space opera Les Nuages de Magellan.

L’illustrateur pour la couverture ?

A la demande de l’autrice, ce sera Aurélien Police qui a déjà illustré plusieurs de ses romans.

Vue de Terre-Neuve.

Quand est-ce que ça sortira ?

Durant l’automne 2021, comme il se doit.

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