Comment un tel talent a-t-il pu passer inaperçu jusqu’à présent, c’est la question qu’on se pose à la lecture de ce copieux American Elsewhere…
American Elsewhere de Robert Jackson Bennett critiqué dans Le Parisien par Michel Valentin, dimanche 3 février 2019. //
Le point fort du récit est sans conteste Qaanaaq. Le worldbuilding est époustouflant, les idées nombreuses et variées donnent du corps au récit mais la visualisation n’est pas forcément immédiate. Les éléments se dévoilent au fur et à mesure, tout le long du récit. C’est une plongée lente et immersive. Un vrai plaisir de lecture, on ressent le froid, la surpopulation, la frénésie ambiante et surtout la fragilité du lieu.
La cité de l’orque de Sam J. Miller dans Les lectures du Maki. //
On pourrait faire une liste à la Prévert des influences et des inspirations de Robert Jackson Bennett pour ce roman (de Twin Peaks à la Twilight Zone en passant par Stephen King, Neil Gaiman, Ira Levin et Lovecraft). Sauf que l’important n’est pas là. Deux questions se posent en réalité. Ces influences sont-elles digérées (et l’auteur parvient-il à s’en affranchir) ? Le roman fonctionne-t-il en dehors de son cadre référentiel ? La réponse est limpide pour ceux qui ont lu American Elsewhere : « oui absolument » pour la première et « plutôt oui » pour la seconde.
// American Elsewhere de Robert Jackson Bennett chez Lhisbei du RSF blog. //
Humain et fascinant dans sa construction, le livre de Sam J. Miller se permet également le luxe de créer Qaanaaq, une ville imaginaire inoubliable que n’auraient pas renié China Miéville ou Philip K. Dick…
// La critique de La Cité de l’orque de Sam J. Miller, noté 8,5/10, sur l’excellent blog Just a word. //