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Les chiffres de vente du mois de septembre en librairie étant connus, les chiffres de vente numériques du mois d’août étant « consolidés », voilà l’occasion de faire un petit bilan de début d’automne.

(Commençons par l’anecdote sans intérêt : j’ai rédigé le premier jet de ce billet sur mon lit d’hôpital, à Georges Pompidou (Paris XVe) où je me remettais, trop lentement à mon goût, d’une intervention chirurgicale. Au moment de poster ce billet, donc aujourd’hui mardi 5 octobre 9h00, me voilà de retour à la maison où je vais bien sûr passer mon long arrêt maladie à ne pas travailler, à me reposer sérieusement, à jouer à Far Cry 6 (pré-commandé) et à lire quelques BDs que je me suis offertes pour l’occasion. J’ai aussi réceptionné quelques films improbables, pas toujours de première fraîcheur, je me refais des classiques des années 40 et 50, j’en découvre même certains. J’ai dû promettre de me restreindre à ce champ d’activités et, comme il se doit, je tiens toujours mes promesses 😉 quant au space opera uchronique que je suis en train d’annoter au stylo vert, ce n’est absolument pas du travail, juste du plaisir, de la détente et du vertige cognitif. Longtemps que je n’avais pas lu un si bon roman de science-fiction « classique » ; merci Émilie.)

En ce qui concerne le numérique, le mois d’août a été très bon, avec un CA supérieur à la moyenne mensuelle de 2021. Le palmarès est assez surprenant, puisque Émissaires des morts d’Adam-Troy Castro occupe la première place, talonné par American Elsewhere de Robert Jackson Bennett puis La Troisième griffe de Dieu, toujours d’Adam-Troy Castro. La série Andrea Cort va-t-elle être sauvée par le numérique, la question semble belle et bien posée.

Au niveau des gratuits, Apophis fait son grand retour et son Guide des genres et des sous-genres de l’imaginaire (re-)prend la première place, suivi par la première enquête d’Andrea Cort.

En librairie, septembre a été de la folie, du jamais vu depuis qu’Albin Michel Imaginaire existe, le mois de tous les superlatifs. Non seulement La Nuit du faune de Romain Lucazeau a fait un démarrage canon (561 GFK en première semaine, 490 en deuxième semaine ; presque 2000 sur le mois complet, sans parler du numérique), mais on a dû retirer très vite 3000 exemplaires pour ne pas tomber en rupture à la fin du mois. Depuis quelques jours, les ventes (avant retours) de La Nuit du faune ont dépassé celles d’Anatèm tome 1 de Neal Stephenson et partent à l’assaut des ventes des Maîtres enlumineurs de Robert Jackson Bennett qui, pour le moment résiste très bien, relancé par la parution du Retour du hiérophante. Avec seulement deux jours de ventes en septembre, Les Maîtres enlumineurs tome 2 fait un démarrage canon et se hisse sans mal sur la troisième marche du podium.

Au niveau des retours, l’inquiétude persiste sur Demain et le jour d’après de Tom Sweterlitsch qui revient très fort et va donc être probablement lourdement déficitaire ; l’édition n’est pas à une injustice près. Pour le reste, c’est nettement plus calme. L’hémorragie semble stoppée sur Émissaires des morts d’Adam-Troy Castro qui finit le mois avec plus de réassorts que de retours, mais malheureusement sur un volume fort réduit et donc très décevant.

En septembre, j’ai mis en fabrication L’Architecte de la vengeance de Tochi Onyebuchi (Riot Baby en VO), pré-programmé sur avril 2022, ainsi que la nouvelle de l’auteur que je mettrai à disposition en numérique gratuit à la mi-mars : « Dommages et intérêts » (The Hurt pattern, 2020), le tout traduit par Anne-Sylvie Homassel. Ce que je ne fais pas si souvent, j’ai rédigé un avant-propos pour contextualiser cette publication un peu à part dans le catalogue Albin Michel Imaginaire, tant sur le fond que sur la forme. Feyd Rautha de L’Épaule d’Orion a eu la gentillesse de le relire et de me faire quelques remarques fort bienvenues. Le volume L’Architecte de la vengeance comprend le court roman éponyme, un article sur l’importance des races en imaginaire, et un autre sur la place de l’écrivain noir au temps des émeutes et du mouvement Black Lives Matter. A mes yeux, c’est un livre important.

De façon totalement surprenante, le gros truc du mois a été le Service de presse de Widjigo d’Estelle Faye. Jamais un roman Albin Michel Imaginaire n’avait été autant demandé en service de presse. J’ai passé 8 heures a faire les étiquettes et à mettre à jour mon nouveau fichier excel (l’ancien, créé par Eva Sinanian, coucou Eva !, avait planté la semaine précédente). Nous avons donc à ce jour environ 160 partenaires plus ou moins réguliers sur les blogs et Instagram (principalement des lectrices, et principalement des lectrices de fantasy) ; dans la mesure du possible, je laisse Claire Lajonchère, au marketing, gérer les booktubeuses/booktubeurs, elle est beaucoup plus pertinente que moi sur la question.

Octobre sera le mois des salons, Imaginales et Utopiales entre autres. Au moment où j’écris ces lignes, je suis sûr de me rendre à Nantes ; par contre Epinal, ça semble pour le moins compliqué.

Gilles Dumay, directeur d’Albin Michel Imaginaire

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